Ces derniers mois, entre autre, j’ai commis ça… (#2)

… Je disais donc qu’aujourd’hui, histoire de se remettre sans forcer dans le bain de la blogosphère, on allait causer tricotin.

Il est bien loin le temps où ma Mamie m’avait offert ce champignon magique. Ou plutôt maléfique, sur lequel je me suis essayée au tricotin manuel, avec les quelques restes de pelotes de laines qu’elle m’avait donné.
Je me souviens encore, qu’ayant perdu l’aiguille pour faire passer les fils  par dessus les picots, j’utilisais alors une épingle à bigoudis en plastique.
Aujourd’hui, mon début de chef-d’œuvre est resté intact, encore fermement accroché au pied du champignon. (Par contre, le pic à bigoudis, je ne l’ai plus…)

mon tricotin-champignon

Peut être un jour j’achèverai ce lent travail. Je formerai un noeud final au bout de toutes ces boucles, refermant ainsi avec, quelques souvenirs.
Mais pour l’heure, j’ai succombé au tricotin mécanique*.
Peut être un peu indirectement par sa faute. Ou la sienne
Je ne sais pas.
En tout cas, c’est rudement rapide et efficace ce machin. Il faut juste mouliner frénétiquement du poignet, et en quelques minutes tout au plus, on se retrouve avec un bon kilomètre de tricotin entassé à ses pieds.

petits tas de tricotin...

Si je n’ai, pour l’instant, pas encore totalement trouvé une utilisation intelligente pour tous ces petits tas de laines, je savais qu’avant tout, je devais m’essayer au fameux noeud du bonnet turc. Parce qu’après avoir vu ça chez elle, je me suis dis que c’était drôlement chic. Vraiment.

Après quelques longues minutes passées à tenter de réaliser ce fichu nœud (et ce, même en suivant scrupuleusement le tutoriel vidéo), me sentant tâtonner dans  ce j’aime appeler un grand moment de solitude, j’ai tout de même fini par emmêler convenablement le tout.
Le serpentin de tricotin fut alors transformé en bonnet turc. Une fois agrémenté de quelques boutons et fleurette en tissu, c’était alors devenu une broche, que j’ai offerte à ma Mamie…

broche en tricotin

* On peut se procurer le tricotin mécanique dans les boutiques Phildar, à la Droguerie, et sur beaucoup de sites de bricolages…






L’arlésienne

A toutes celles qui m’envoient des petits messages, inquiètes de me voir si longtemps absente, je vous dois alors toutes mes excuses pour être restée si longtemps silencieuse.

Pour tout dire, écrire, en ce moment, n’est pas un « exercice » dans lequel je me sens à l’aise. J’aurais même tendance à trouver la difficulté insurmontable.
Il y aurait certes bien des petits instants et des faits qui remplissent ma journée, à retranscrire par ici.
Les sujets ne manquent pas, les petites créations à photographier non plus.
Seulement voilà, dès que je m’assois devant mon écran d’ordinateur qui ne fait que me rappeler le rectangle vide des articles à rédiger, rien ne me vient spontanément.
Les mots deviennent difficiles à taper. Les phrases me paraissent lourdes. Lorsque je me relis, je ne ressens rien de joyeux à travers mes lignes, et je préfère m’abstenir de poster de fades billets.

Un passage à vide? Certes, je crois que c’est ce qui défini au plus proche mon état global en ce moment.
Mes journées sont rythmées par le travail. Lorsque j’ai du temps libre, je ne m’accorde plus ces longues heures passivement passées devant l’ordinateur. Je préfère être occupée à quelques menus travaux d’aiguille, les mains plongées dans les pelotes de laine, ou lissant un joli tissu…
L’esprit détenant toujours une nouvelle idée à concrétiser.

L'arlésienne

Je laisse les journées filer, donc, et vis au gré de mes envies. Aujourd’hui, je me sentais d’humeur à écrire, relancer un minimum d’activité sur ce blog.
Demain, peut être je reviendrai. Ou il faudra attendre encore quelques semaines. Je ne sais pas.
On verra?






Insomnies?

Dans son doux terrier bien chauffé (Mr Décroissant voyant un petit 18°C pointer sur son thermomètre ayant enfin consenti à accepter que le chauffage fonctionne…), la marmotte que je suis devenue s’active en fait sans relâche.

Si l’on tend l’oreille, on peut entendre le battement de la machine à coudre, le cliquetis des aiguilles à tricoter, le crissement des ciseaux, les « clic-clic » de la souris de l’ordinateur, le raclement des cuillères dans les casseroles…

Le gentil et serviable monsieur tout rougeaud de la Poste, escalade de plus en plus souvent les étages jusqu’à ma porte…

Pas de doute, les préparatifs pour Noël se font sentir.
Même si j’ai de plus en plus de mal à assimiler ces festivités de fin d’année, surtout dans cette région où un 25 décembre, il n’est pas rare de se promener en short en plein après-midi, où les guirlandes lumineuses se retrouvent entortillées autour des palmiers et où l’on nous plante des pingouins et des bonshommes de neige en plastique pour nous faire croire à un semblant d’hiver…

On est certes bien loin de l’idée magique des Noëls francs-comtois de mon enfance, avec le gros sapin qui trônait dans le salon et remplissait l’air ambiant de ses essences résineuses. Bien loin du bout de nez et des mains gelés d’avoir trop joué dehors et que j’allais alors réchauffer devant la cheminée…

Une chose subsiste néanmoins, c’est que j’ai toujours aimé, à cette entrée dans l’hiver, m’adonner à quelques activités manuelles pour décorer la maison et faire travailler mon imagination afin de confectionner quelques petites surprises que je pourrai alors offrir à mes proches.
En fait, pendant tout ce temps passé à bricoler joyeusement, j’ai l’impression de me transformer en petit lutin du père-noël…

Christmas elf

illustration: Gorjuss






J’allais dire, « De retour », mais c’est banal comme titre…

Lundi, je volais jusqu’à Paname, pendant que Mr Décroissant préférait le transport par voie ferrée.
Il nous arrive fréquemment de ne pas voyager ensemble pour arriver à la même destination. Surtout quand nous allons à Paris.
Moi, je n’aime pas franchement le train, Lui redoute un peu l’avion.
Il en profite pour dire, non sans un certain amusement sarcastique, que je suis une bourgeoise et que je pollue, tandis que lui joue au prolétaire dans son wagon 2ème classe.

Bref, monsieur Décroissant est « monté » à Paris avec, en tout et pour tout, dans sa valise, un seul jean (il pensait en récupérer un qu’il avait égaré chez des potes cet été), trois paires de chaussettes, mais assez de slips et de chemises pour couvrir tout le séjour.
Il est également parti sans écharpe. Parce que chaque année, il en sème une, et qu’au fur et à mesure, son stock, déjà fort peu conséquent, s’est écoulé.

Alors moi, j’ai mis des aiguilles à tricoter n=°7, en plastique, dans ma valise. Avec 200g de laine alpaga noire.
Je ne sais pas s’il le méritait, vu qu’il n’était même pas fichu de transporter deux jeans dans sa valise, mais je ne voulais pas d’un mec malade et gémissant durant notre séjour à Paris.

J’étais résolue à lui confectionner un col, accessoire modesque indispensable, même pour un homme (en fait, je n’ai pas une très grande certitude de ce que j’affirme, là), et nettement plus rapide à tricoter qu’une longue écharpe.

Mercredi, il l’avait, son fichu col pour lui tenir bien chaud.
Sauf qu’à partir de ce jour là, il a fait drôlement doux à Paris, et qu’on avait même plus vraiment raison de s’emmitoufler dans un manteau…

Col tricoté en côtes perlées... Un col pour Mr Décroissant

Mr Décroissant et son col tricoté

(PS, je m’excuse auprès de toutes celles que j’aurais dû contacter pour qu’on se croise ne serait-ce que 5 minutes… La prochaine fois, je veillerai à mieux organiser mon séjour et ne pas laisser filer le temps entre mes rêveries et flâneries…)






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