Blanc Manteau…

Il est bientôt l’heure que je parte a travail.
Mais avant de me vêtir de mon manteau, m’emmitoufler dans mon écharpe, passer mes bottes et éventuellement entamer une chasse aux gants dans mon placard, je voulais immortaliser ce moment.

Singulier contraste que cette rose qui tente d’éclore sur mon balcon, tandis que la neige tombe à gros flocons.
Je voudrais rester au chaud, pour admirer ce spectacle si rare…

neige...

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neige...






Et tombent les feuilles…*

Je me dépêche.
Sinon, on va finir par m’attendre, en bas de chez moi, pour déguster la socca en terrasse.

Cette terrasse même, où il y a dix jours je me régalais déjà de mets semblables, à 11h du soir, légèrement vêtue d’une robe d’été courte et chaussée de simples sandales.

Ce soir, je vais peut être descendre avec un gilet sur les épaules. Il commence à faire un peu plus frais une fois le jour tombé.

Je sais que je vais en faire bondir certaines, qui vont hurler que je ne sais pas mesurer ma chance de traîner encore mes tongs usagées aux pieds, et vivre les fenêtres grandes ouvertes en soufflant et maugréant que « bon dieu, il fait encore chaud »…

Mais moi, j’ai envie d’automne.
Je veux voir des escargots; des champignons.
Je veux regarder la pluie ruisseler sur les carreaux.
Je veux observer la forêt s’enflammer.
Me remplir les yeux de couleurs. Des oranges, des ocres, des roux, des rouges carmins, des bruns noisettes…
Je veux entendre le bruit des feuilles mortes crépiter sous mes pieds.
Je veux voir s’évaporer dans l’air mon souffle chaud.
J’ai envie de sauter à pieds joints dans les flaques d’eau.
Salir mes bottes en caoutchouc.
J’aimerais avoir au moins une seule bonne raison de boire du vin chaud…

Ces simples rêves me semblent encore lointains.
Ici, l’été n’a pas encore été signé du mot fin…

la chute des feuilles

Illustration extraite des Pages Folles du 24 août 1913

(*billet entre autre édité pour ma partcipation au concours de L’été indien, organisé par VirginieB et Choccoladdict)






Rainbow

rainbow

Quelques gouttes sur le pare-brise de la voiture maternelle, et devant nous, s’offrait un spectacle qu’il me semblait découvrir pour la première fois…
Depuis que j’habite en ville, au milieu de toutes ces  hautes habitations, très rares sont les instants où j’ai pu capter un petit morceau de cet arc de couleurs suspendu dans le ciel sombre.

Le séjour dans ma campagne natale fut bon. Très bon.
Pas assez long pour aller rendre visite à toute la famille, mais bien assez finalement pour ma santé stomacale.
Ce fût presque pire que les fêtes de fin d’année. En version incomparablement plus agréable, puisque rien n’était programmé, et qu’il n’y a eu aucune contrainte. Juste du plaisir.

De retour (pour de bon) à Nice depuis quelques jours, je continue à prendre le temps comme il vient, et j’avoue avoir un peu de mal à me re-concentrer sur le petit monde de la blogosphère.
D’un côté, je sens un manque. D’un autre, j’ai envie de prolonger ces moments loin de mon ordinateur.
Profiter des copains qui passent à la maison; des apéros avec les voisins (pour persiffler sur le « bar d’en bas« ); reprendre le travail sur des bases plus sereines; me remettre à mes cours de braille; m’inscrire à diverses activités…

Tout doucement, je reprends un rythme qui va très vite s’avérer soutenu.
Mes apparitions un peu éphémères par ici signifient alors juste que ma machine intérieure a besoin d’un bon et solide rouage pour être convenablement remise en route.
Mais pour autant, je n’ai pas oublié que je vous ai promis de la nouveauté.

Il me faut seulement encore un peu de temps pour redescendre du haut de cet arc-en-ciel où je me surprends à rêvasser aux vacances qui me semblent déjà partant bien lointaines…






Star… (Holidays- Part V)

Tout en haut, sur les crètes surplombant la ville de Vars, dans l’herbe séchée par le vent et le soleil, des edelweiss.
Un « champ » d’edelweiss…

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Pour prolonger le bienfait des vacances, je me suis amusée à vous préparer quelques fonds d’écran que vous pouvez donc choisir ci-dessous:

F5 1200X800

Formats d’écran:
1024X768
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1280X1024

FE3 1024X768

Formats d’écran:
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Formats d’écran:
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Formats d’écran:
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Formats d’écran:
1024X768
1200X800
1280X1024

Vous pouvez également:

Télécharger l’ensemble des images en format 1024X768.
Télécharger l’ensemble des images en format 1200X800.
Télécharger l’ensemble des images en format 1280X1024.

En espérant que cette « petite fleur » pour la rentrée vous plaira.
Bonne semaine!






Flora (Holidays- Part IV)

Un jour, je me suis dit, que c’était bien joli de remettre mes vagues compétences physiques à l’épreuve et remettre la machine corporelle vers un sain chemin, mais que tout ça manquait un peu de culture.
Se balader en montagne, certes. Se réjouir du spectacle de la nature, certes. Mais toutes ces fleurs inconnues, ces baies, elles servent bien à quelque chose, non?

Comme je n’ai absolument aucunes connaissances en matière florale (j’arrive quand même à distinguer une rose d’un lys, merci), je me suis donc inscrite, via un bureau de guides de montagne, à une petite ballade dédiée au thème des plantes et des remèdes de grand-mère.

En bonne petite écolière, j’ai préparé mon sac à dos, avec poche à eau (c’est révolutionnaire, ce truc. Plus besoin de se contorsionner pour attraper sa gourde sans ôter son sac à dos), petit goûter et mon précieux carnet qui ne me quitte quasiment plus jamais.

Ainsi, à la va-vite, entre quelques précieuses paroles du guide que je buvais autant que les 2 litres d’eau que j’avais dans le dos (il faisait une chaleur à mourir ce jour là), j’ai gribouillé quelques mots, emprisonné de petites fleurs entre les pages de mon carnet, esquissé quelques croquis de plantes bien trop immenses à cueillir pour les faire sécher.

Grâce à un après-midi riche en explications et découvertes diverses, je n’hésiterai pas, désormais,  à parsemer mon assiette de  quelques fleurs d’achillées millefeuilles ; si un jour je me retrouve perdue en montagne sans rien avoir me mettre sous la dent (c’est somme toute improbable…), j’espère être en mesure de repérer carottes et épinards sauvages.
J’ai fait  connaissance de la baie de sureau rouge, dont j’ai fait un pot de gelée. Je n’ai pas cueilli d’argousier, ni d’épine -vinette, mais je saurai, pour les prochaines années, que je devrai désormais me lester d’une paire de gants de jardiniers dans mon sac à dos…
Je sais qu’il est possible de faire de la confiture de gratte-cul sas avoir à se bagarrer à les éplucher. (je testerai avant de vous vendre la recette, pour être certaine que le résultat soit aussi probant qu’on ait bien voulu m’en dire.)

Bref. Après cette séance très enrichissante sur les plantes de montagne, j’ai continué à me documenter par-ci par là, et j’ai pris un certain plaisir à photographier les petites fleurs et baies de fin d’été, comestibles ou non, en songeant que le spectacle doit être féérique au printemps…

Quelques expériences culinaires avec ces plantes sauvages, m’ont également amenée à découvrir un blog de cuisine peu ordinaire
Amatrices de nature, à vos fourneaux!






Où je n’ai pas entendu de merle chanter (Holidays- Part III)

télésièges du Prorel

C’est à l’issue de quelques jours enchanteurs loin des villes, du bruit, de la foule, que nous nous sommes séparés, avec Mr Décroissant, pour continuer notre périple estival chacun de notre côté.
L’un suivant ses joyeux trublions de copains aux environs de Perpignan, l’une prolongeant ses escapades montagnardes au pied du Parc National des Ecrins tout en essayant de sérieusement retravailler son instrument car concerts il y avait en prévision.

Le retour à la civilisation fut douloureux. Plus de grandes tablées à la bougie, plus de silence, plus d’odeur directe des sapins environnant…
A Saint-Chaffrey (ou plutôt Chantemerle), dans la vallée de Serre-Chevalier, je fus propulsée dans ce que j’appelle de la cage à lapinou, sans charme, et avec un bel immeuble en travaux en guise de décors devant ma fenêtre et quelques montagnes accessoirement dessinées en arrière plan.
Gasp. Je n’ai pu me retenir de tirer la tronche pendant quelques heures.

Mon amertume étant passée, j’ai bien vite rechaussé mes lourds et terreux godillots de marche, et suis partie seule, à travers forêts, alpages et rochers, arpenter et découvrir les alentours.
J’avoue ne pas avoir été toujours très fière, quand, la carte IGN pourtant en main et méticuleusement étudiée, je me suis à plusieurs reprises paumée dans les forets environnantes, dévastées par des pistes de VTT non balisées et non reproduites sur ma carte.

N’ayant pas de voiture (alors empruntée par Mr Décroissant) pendant mon séjour, mes randonnées n’avaient comme point de départ que le village dans lequel j’étais logée.
Pour prendre de la hauteur, il m’a fallu de longues heures. Mais comme l’on marche vite, lorsqu’on est seule!
J’ai gravi des 1200 et même 1500 mètres de dénivelés sans réellement m’en rendre compte. Happée par la beauté du paysage qui s’offrait à mes yeux.
Les montées ne m’ont jamais posé de soucis. Ce sont surtout les descentes que je redoute le plus. Elles me semblent toujours terriblement longues (aussi parce que c’est souvent là que je me suis perdue…) et usantes pour les articulations.

Le Grand Aréa

Le Grand Aréa, tout là haut, là haut je fus…


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Le massif des Ecrins, vu depuis le Grand Aréa.

Dix jours se sont ainsi déroulés, partagés entre randonnées pour fuir le bruit et la chaleur de la vallée et quelques heures appréciables de musique avec les copines.
Nos concerts, bien que préparés en très peu de temps se sont déroulés dans un bon esprit et le public fut plus que chaleureux.
J’avais oublié combien, dans les villages, les gens prennent un plaisir fou à se laisser divertir par quelques notes…






Etude mycologique. (Holidays- Part II)

A l’issue de mes trois différents séjours à la montagne, une question subsiste: pourquoi l’homme est-il autant fasciné par les champignons?
Certes, je suis la première à ne ressentir que du plaisir devant une poêlée de girolles ou de cèpes fraîchement ramassés au petit matin, mais la cueillette, je ne suis pas sûre que ce soit véritablement une passion féminine.

Arpenter les sous bois pentus de long, en large, en travers.
Se mettre à quatre pattes pour ôter le lit mousse savamment et volontairement posé la veille sur un groupuscule de micros avortons de champignons pour en étudier la pousse sans qu’une autre personne puisse dénicher ce « bon coin ».
S’esclaffer à la découverte d’un moindre petit cèpe.
Se poser moult et moult fois la question de savoir si celui-ci où celui-là est comestible…
Comparer sa récolte avec celle des copains…
C’est toujours la même ritournelle: avoir la plus grosse… … …

La « chasse » aux champignons, tous les jours, c’est trop pour moi. Même si, grâce au groupe de mecs, alors avides de battre le record de Mr Décroissant, qui par hasard, aux bord d’un chemin, en allant à la cueillette aux myrtilles, nous a ramené un cèpe de 19 cm de diamètre (pensez donc, il a été mesuré, l’engin…), nous avons pu chaque soir, nous empiffrer de plâtrées énormes de cèpes et de girolles. (Au point même où nous avons, une fois, noyé tout ça dans la fondue…)

Des champignons, je ne retiendrai pour ma part ni les longues heures à les chercher, ni leur nettoyage et épluchage, mais leur subtile odeur lorsque l’on vient de les ôter de la terre, leur parfum lorsque nous commencions à les faire sauter avec du beurre dans la poêle, et leur saveur en bouche.

Pour parfaire nos menus de montagnards, nous n’avions pas beaucoup de chemin à parcourir parfois pour trouver toutes sortes de baies à incorporer dans nos mets sucrés.. Myrtilles, framboises sauvages, baies de sureau, fraises des bois, groseilles à maquereaux, groseilles…
La nature nous a offert des desserts et goûters pris directement sur les arbrisseaux absolument inoubliables.
Des randonnées où l’on rentre avec les lèvres bleuies, tellement on s’est gavé de myrtilles. Les sacs lestés de tupperware remplis pour faire une tarte ou un crumble et même remporter en souvenir dans nos bagages, quelques pots de confitures…






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