Un jour, je me suis dit, que c’était bien joli de remettre mes vagues compétences physiques à l’épreuve et remettre la machine corporelle vers un sain chemin, mais que tout ça manquait un peu de culture.
Se balader en montagne, certes. Se réjouir du spectacle de la nature, certes. Mais toutes ces fleurs inconnues, ces baies, elles servent bien à quelque chose, non?
Comme je n’ai absolument aucunes connaissances en matière florale (j’arrive quand même à distinguer une rose d’un lys, merci), je me suis donc inscrite, via un bureau de guides de montagne, à une petite ballade dédiée au thème des plantes et des remèdes de grand-mère.
En bonne petite écolière, j’ai préparé mon sac à dos, avec poche à eau (c’est révolutionnaire, ce truc. Plus besoin de se contorsionner pour attraper sa gourde sans ôter son sac à dos), petit goûter et mon précieux carnet qui ne me quitte quasiment plus jamais.
Ainsi, à la va-vite, entre quelques précieuses paroles du guide que je buvais autant que les 2 litres d’eau que j’avais dans le dos (il faisait une chaleur à mourir ce jour là), j’ai gribouillé quelques mots, emprisonné de petites fleurs entre les pages de mon carnet, esquissé quelques croquis de plantes bien trop immenses à cueillir pour les faire sécher.
Grâce à un après-midi riche en explications et découvertes diverses, je n’hésiterai pas, désormais, à parsemer mon assiette de quelques fleurs d’achillées millefeuilles ; si un jour je me retrouve perdue en montagne sans rien avoir me mettre sous la dent (c’est somme toute improbable…), j’espère être en mesure de repérer carottes et épinards sauvages.
J’ai fait connaissance de la baie de sureau rouge, dont j’ai fait un pot de gelée. Je n’ai pas cueilli d’argousier, ni d’épine -vinette, mais je saurai, pour les prochaines années, que je devrai désormais me lester d’une paire de gants de jardiniers dans mon sac à dos…
Je sais qu’il est possible de faire de la confiture de gratte-cul sas avoir à se bagarrer à les éplucher. (je testerai avant de vous vendre la recette, pour être certaine que le résultat soit aussi probant qu’on ait bien voulu m’en dire.)
Bref. Après cette séance très enrichissante sur les plantes de montagne, j’ai continué à me documenter par-ci par là, et j’ai pris un certain plaisir à photographier les petites fleurs et baies de fin d’été, comestibles ou non, en songeant que le spectacle doit être féérique au printemps…
Quelques expériences culinaires avec ces plantes sauvages, m’ont également amenée à découvrir un blog de cuisine peu ordinaire…
Amatrices de nature, à vos fourneaux!