Blanc Manteau…

Il est bientôt l’heure que je parte a travail.
Mais avant de me vêtir de mon manteau, m’emmitoufler dans mon écharpe, passer mes bottes et éventuellement entamer une chasse aux gants dans mon placard, je voulais immortaliser ce moment.

Singulier contraste que cette rose qui tente d’éclore sur mon balcon, tandis que la neige tombe à gros flocons.
Je voudrais rester au chaud, pour admirer ce spectacle si rare…

neige...

IMG_3655

neige...






Le hasard fait bien les choses, dit-on.

Nous nous sommes rencontrées en 2001, ou 2002, je ne sais plus.
2001, il me semble.
Enfin, peu importe. C’était il y a quelques années, en été.
Nous étions de celles et ceux qui avaient gagné le droit de participer à une sorte « d’école- orchestre » sous la direction d’un maître renommé.
Pendant la « mise en résidence » de l’orchestre, nous avons partagé la même chambre.

J’ai gardé d’elle des souvenirs plutôt flous. Je me rappelle qu’elle était facile à vivre, qu’elle avait un caractère plutôt enjoué, que le contact entre nous fut bon.
Rien de plus. Nous ne trainions pas nos fonds de robes sur les bancs les sièges de bar avec les mêmes copains.

Il y a quelques mois, elle s’est présentée à un concours de recrutement dans notre orchestre. A l’issue de quoi, elle est venue effectuer plusieurs semaines d’intérim.
D’une lointaine connaissance, elle est devenue en peu de temps une très bonne copine. Celle avec qui j’ai pu, entre autre, papoter sans cesse, confier mes soucis de fille, tout en lui enseignant maladroitement mes quelques rudiments en matière de couture.

Hier, un nouveau concours a eu lieu.
Cette fois encore, j’ai occupé la place que je redoute tant, derrière cette table effrayante, comptant parmi les membres du jury.
Sueurs froides, yeux baissés.
Je lui faisais confiance. Oh, ça oui!
Mais quand même, j’ai tremblé. Pour elle. Et peut être pour moi aussi, un peu. Parce que, je souhaitais très fort qu’elle rentre.

Hier soir, nous l’avons accueillie à la maison. Ce matin, la première chose qu’elle m’a dite, c’est: « je suis rentrée ».
Elle avait enfin commencé à réaliser, après une nuit qu’ elle m’a avouée mouvementée…

Connaissance, copine, à présent collègue.
Nous voici donc côte à côte pour quelques longues années.
Nos langues de concierges vont pouvoir continuer à bien fonctionner!
Et mon petit doigt me dit que je ne suis pas arrivée à mes fins en matière d’addiction à la couture…
Elle descend s’installer d’ici peu, avec sa machine à coudre!

Friends






18h28.

Dans le train, occupée à lire un livre.
Un homme passe devant t’ elle, s’arrête, et se penche pour lui adresser la parole.
-  » Je peux avoir votre numéro de téléphone? »
Regard stupéfait de la demoiselle, qui, vu la situation, a daigné lever le nez de son livre.
-  » Haem. Vous avez un petit copain? »
-  » Mais c’est quoi toutes ces questions? »
L’homme continue son chemin, à travers les rames de train.
Il est laid. Sa démarche est empâtée. Les cheveux longs, grisâtres et ternes. Il est vêtu d’un caleçon de cycliste et d’une veste de survêtement de couleur vive. Sur son dos, un sac à dos attaché très haut.

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Elle, un autre jour, lisant toujours le même livre qui lui sert de passe temps dans les transports en commun.
Un homme s’arrête à son niveau.
-  » Vous êtes d’ici? Je peux avoir votre numéro? »
Cette fois, elle ne relève même pas la tête.
Même démarche, même tenue, mêmes cheveux sales.

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Le soir, je prends le ter de 18h28 pour partir au travail.
A chaque fois, je rencontre le même hurluberlu, qui déambule dans tout le train, à la recherche impossible de celle qui comblera son humble requête…

Nice, Gare des chemins de fer de Provence

Crédit photo: Totallygone






Voeux Vintage…

Le lourd rideau rouge s’est enfin et définitivement refermé depuis à peine plus d’une heure…

A l’issue de trois semaines de travail intensif, de repas bien arrosés, de sucreries ingurgitées, de fatigue et trac à surmonter, de copains à héberger et chouchouter, de polichinelle agité à supporter, …, je peux enfin me réjouir d’être en vacances pour quelques jours.
Une pause qui va me paraître certainement très courte, mais que je n’aurai pas volée!

En espérant que dans ces prochaines semaines ce blog reprenne une activité plus conséquente, je vous souhaite à toutes une excellente année 2010!

Best Whishes






Lentement…

A Nice, il ne pleut presque jamais.
En tout cas, pas en ce moment, même si le ciel s’assombrit dans la journée.
Ça ne m’empêche cependant pas de me noyer dans une goutte d’eau. (Alors je n’ose imaginer la situation, le jour où il pleuvra vraiment et qu’il y aura des flaques dans la rue…)

Je me perds dans mon emploi du temps. Je n’ai pas grand chose à faire, pas grand envie de faire.
Dans ma boîte mail, s’amoncèlent des messages auxquels j’aurais du répondre depuis bien longtemps…
L’appartement est en désordre. Je me lasse de devoir tout le temps ranger…

J’aime juste laisser filer les heures. Avoir sans cesse du monde à la maison.
Se faire un dîner à la bonne franquette, se tailler une bonne bavette.
Aider à quelques menus travaux de couture, rependre sur les collègues quelques gentilles et saines bavures…
Oublier l’heure, et dormir, dormir, dormir…

Les journées se font courtes. A 17 heures il fait nuit. Je me sens complètement décalée, totalement décalquée…
Je crois que c’est la première année, où j’ai comme l’impression d’hiberner…

sleep.sleeper

« Sleep.sleeper » - Misspaq






En conséquence…

Le chef d’orchestre, aujourd’hui, il m’a fait remarquer que je ne jouais pas assez « ivrogne ».
Je n’ai pas eu le temps de lui répondre que depuis lundi, je suis en sevrage.
Mais puisqu’il le faut, ce soir, je me remets à picoler…

bénédictine
(via AllPosters)






Come Back

Big Adventures for Little People

Big Adventures for Little People
The Curious Nomad

A présent, je me souviens qu’avec 100g de riz, je façonne 3 onigiris.

Qu’il me faut au moins 80 minutes, le matin pour me préparer. Lire quelques blogs tout en tartinant mes tranches de pain maison. Boire quelques gorgées de thé brûlant en tenant le bol d’une main, l’autre étant occupée à taper sur le clavier…

J’ai surpris un bout de langue qui dépassait, quand je m’appliquais à tracer de noir le contour de mes yeux devant le miroir.

J’avais oublié les bouchons du mardi matin, et la joie d’être en moto pour pouvoir se faufiler entre les interminables chenilles automobiles…

J’ai claqué les premières bises de l’année. Et peut être les dernières. Je n’ai jamais spécialement aimé ce mouvement de joue répétitif. Surtout quand on se voit quasiment tous les jours.
On peut se saluer avec les yeux, et même gratifier le tout d’un sourire. Ça n’en sera pas moins sincère.

J’apprécie que mon travail m’amène déjà à nouveau sur les routes.
Demain soir, je m’envole vers ma contrée natale. Où je resterai quelques jours supplémentaires à ceux imposés par le travail, pour profiter de ma famille.

Deux concerts à Besançon qui me procurent une joie immense.
Une occasion unique pour mes grands-parents de m’apercevoir, plongée dans la masse de l’orchestre.
Ça doit faire 10 ans qu’ils ne m’ont plus vue ni entendue jouer.

L’opportunité d’inviter un de mes anciens professeurs de musique, aujourd’hui retraité et libre comme l’air.
Un ami de mon père que je n’arrive toujours pas à tutoyer, malgré toutes ces années passées à suivre ses cours, recevoir ses bons conseils.
Il y aura toujours ce respect de l’élève au professeur.

Quelques heures et jours riches en émotions, dont j’espère savourer chaque instant.

Je me surprends à rêver…
Mais ce songe prendra fin, et alors, je pourrai revenir ici, pour de bon.
Avec une foultitude de choses à vous raconter. Ou pas.
En tout cas, il va y avoir de la nouveauté…

Que de teasing…






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