Vintage Cards.

Il y a environ un an, lors de mon dernier passage éclair à Bordeaux, j’y ai découvert un lieu peu ordinaire, à mi-chemin entre une galerie d’art et une librairie. C’est même, les deux à la fois.
Dans les rayonnages, on y trouve des livres peu conventionnels à ne pas mettre entre toutes les mains. Erostisme, art, street art, romans noirs, polars, et bien d’autres curiosités sont à dénicher en ce lieu de débauche littéraire et culturel..

Je n’ai résolument pas réussi à en ressortir les mains vides. J’aurais même pu acheter l’ensemble de la librairie.
Repartant fièrement avec le Dictionnaire Illustré du Pet sous le bras, je l’ai offert à Mr Décroissant (sachant alors que je commettais un sans faute…)
Bref, ce livre hilarant fut fort bien accueilli et apprécié. Plus encore, il est devenu notre livre de chevet.

Dictionnaire illustré du Petmot de l' éditeur

A chaque pet son descriptif, sa qualification, des références historiques et littéraires et surtout une iconographie soufflante!
C’est alors par ce petit dictionnaire que nous avons appris l’existence du Musée de la Carte Postale, unique en son genre dans le monde, qui se trouve à Antibes. L’auteur dudit dictionnaire étant le collectionneur passionné de centaines et centaines de cartes postales anciennes.

Nous somme donc allés, avec Mr Décroissant, parcourir ce vaste monde jusqu’en cité Antiboise, pour voir de quoi il s’agissait au juste.

Nous avons passé plus de 3 heures dans le musée, composé de deux grandes salles.
En un mot, l’exposition est EXTRAORDINAIRE!
Composée essentiellement de cartes postales datant d’avant 1914, il y a là, des pièces rarissimes, des petites oeuvres d’art à elles seules.
Classées selon des thèmes bien précis, que Christian Deflandre, le collectionneur (et auteur) a pris le temps de nous décrire, ces cartes parfois plus que centenaires font revivre toutes les mémoires passées. Moeurs, coutumes, métiers d’autrefois, événements, évolution technologique… Un condensé illustré et infiniment plus captivant que de poussiéreux livres d’ Histoire.

Une visite fascinante qui mérite d’être approfondie lors d’un prochain passage (il faut qu’on y retourne pour faire dédicacer le petite dictionnaire!), et que je recommande à qui passe quelques jours en vacances à Antibes!
Ce lieu unique est quasi-incontournable! (je me demande d’ailleurs pourquoi je n’en ai pas eu connaissance plus tôt!)

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Deux adresses à retenir:

librairie la mauvaise réputation- Bordeaux

Librairie-galerie
La Mauvaise Réputation
19, rue des Argentiers
33000 BORDEAUX
Site Internet

Musée de la Carte Postale d'Antibes

Musée de la Carte Postale
4, Avenue Tournelli
06600 ANTIBES
Site Internet






Bleu, comme la bicyclette.

Avant que je promette solennellement à Camille, par pure solidarité, de ne plus me rendre chez mon Glacier Fétiche (je devrais être canonisée pour ce magnifique renoncement), j’ai fait un dernier pèlerinage à vélo chez mon dieu sacré du plaisir glacé, pour déguster deux boules de pistache et de prune. (Je choisis toujours les boules de glaces par DEUX parfums différents. En deçà ou au delà de ce chiffre, c’est qu’il y a une défaillance génétique quelque part.)

Cet ultime sortie pour déguster, lécher et se pourlécher de ces douceurs n’était qu’un malin prétexte pour essayer un nouveau style de déplacement en ville.

Après Lyon avec son Vélo’V et Paris avec son Vélib’, Nice peut se vanter, depuis quelques jours, d’avoir son Vélo Bleu.
Je ne peux que, ô combien louer cette initiative et prier que les gens utiliseront ce monde de transport silencieux, non polluant et qui entretient la forme physique, dans une ville qui compte le plus grand nombre de déplacements automobiles en France…

Mais pour cela, il faudrait que le processus de location des Vélos Bleus (on va dire VB) s’améliore. Et vite.
J’apprécie que le système électrique des bornes de retrait du VB soit alimenté par l’énergie solaire, mais est-ce la raison pour que tout prenne un temps infini?
C’est d’une lenteur incroyable. Louer un vélo demande une patience de saint (je vais y arriver à ma canonisation.)
Encore faut il également, que le service de reconnaissance téléphonique fonctionne au moment du retrait du vélo.
Dans mon cas, ça ne marche environ qu’1 fois sur 5, et je termine mon trajet, la plupart du temps à pieds.
(ou alors, une prochaine fois, j’irai piquer le mini-VB aperçu devant la boutique de mon Glacier Chéri.)

Le vélo bleu

Ceci dit, les vélos à cardan (sans chaîne) sont plutôt pas mal, et surtout bien plus légers que le Vélib’ parisien.
Reste à voir si leur entretien sera fait correctement.
Nous n’avons en tout cas pas assez de recul, pour l’instant, pour juger de l’efficacité et du bénéfice du VB à Nice, mais ce qui est certain, c’est que j’espère qu’avec la carte d’abonnement annuelle que je vais acheter, le système de location sera un peu moins lent et fastidieux qu’avec le téléphone, et que la juste répartition des vélos dans la ville s’opérera un peu mieux.

En attendant, privée de glaces et pédalant à qui mieux mieux dans tout Nice, je ne vous raconte pas le popotin de déesse que je vais me faire.
Sans compter les joues rosies par l’effort qui me donneront bonne mine (ou l’air lessivé selon la température ambiante…) et les cheveux harmonieusement décoiffés par le mouvement (ou collant au visage selon le même facteur météorologique cité plus haut.).

Merci au VB de m’avoir permis de répondre au tag de WabiSabi.
A votre tour, si vous voyez la vie en Bleu, de participer à ce petit jeu!






Call me Manon…

piscine naturelle

Pour fuir les brouhahas bien connus de mon quartier, dimanche, je suis partie profiter du silence de la campagne.
Ou plutôt celui de la montagne.
Paisible journée qui fût vite consommée, et d’abord entamée par un déjeuner improvisé au fond du jardin d’un de mes collègues.
Des tartes salées goûteuses, des cakes parfumés, des charcuteries démoniaques, du vin qui coulait à flot, des desserts à profusion…

A la campagne, on cultive un art de vivre rustique, mais tellement en corrélation avec la nature…
Ca fait un bien fou.

A l’issue du festin, entassés à 6 (dont une petite fille) dans une vieille « Dedeuche » vert pomme, nous avons dévalé, à ras le plancher, la route qui menait au creux de la vallée. Là, nous attendait une petite piscine naturelle, alimentée par l’eau fraîche d’une douce cascade.
C’était idéal pour brûler quelques calories.

Dès que je me promène dans l’arrière pays méditerranéen, observant les amas de roches calcaires, écoutant le chant des cigales, humant les odeurs de serpolet et d’herbes séchées par le soleil, j’ai l’impression de devenir l’héroïne d’un roman de Marcel Pagnol.
Il y a quelques années, alors que l’adolescence me rendait passablement trop romantique, j’ai lu et relu je ne sais combien de fois ses ouvrages.
Aujourd’hui encore, je me sens toute emprunte de mes lectures…

C’est rêveuse, les joues rosies, les cheveux sauvagement emmêlés, et les yeux remplis de toutes les étoiles que j’ai pu observer dans le ciel noir de la campagne, que je suis redescendue très tard, à Nice.

Ce dimanche, je m’étais promis de consacrer quelques heures à mon travail personnel, mais cette reposante journée en pleine nature m’ a été plus profitable et bénéfique que n’importe quelle dose d’acharnement besogneux sur mon instrument…






L’ami Papillon.

Voilà fort fort longtemps, que je n’avais fait gravir mes gambettes mollassonnes sur les chemins sinueux de nos vastes montagnes.
Depuis dimanche, je peux vous assurer que je me sens revivre. Courbatures dans le ventre et dans les fesses (???), peau rougie par le soleil malgré l’indice élevé de ma crème solaire, et tensions envolées.
1600 mètres de dénivelé. Pour une reprise, j’ai béni Mr Décroissant…
Il a même fallu terminer l’ascension par de l’escalade, juste pour se retrouver en haut de la montagne, nez à nez avec quelques chevrettes qui avaient chié partout, et n’avoir devant nous que la vaste étendue d’un paysage couvert par une épaisse brume de chaleur.
Mais nous avons vaincu.
Notre peine à gravir les monts en plein soleil juilletiste étant petit à petit remplacée par une sorte de transe méditative, nous aidant à nous surpasser.

La marche force à une contemplation de soi totalement positive.
Et puis, j’aime poser les pieds sur les chemins terreux, crevassés par la sécheresse, au bord desquels des herbes folles, viennent nous chatouiller les jambes au passage.

Chemin de montagne

Image 1 de 4

Et puis, au déjeuner, Mr Décroissant a eu la chance de se faire un ami. Certes un peu collant et insistant.
Encore heureux, il ne nous a pas suivi.

L’ultime plaisir et récompense de cette journée, fût la (rapide) baignade rafraîchissante dans une clue, en début de soirée.
On a même pu faire un remake à la manière d’Ushuaia, mais ça, je ne vous montrerai pas. Et de toute façon, on avait pas pris de gel douche (me serais bien vue faire mousser la petite clue, tiens!)






La guerre des boutons.

On continue dans la série « je suis une grande gamine et je le revendique ».

Aujourd’hui, on va causer ciné, et plus précisément film d’animation.
Vu que même Mr. Décroissant est ressorti de la séance totalement conquit (alors que son attitude n’exprimait pas un entrain extrême lorsque je l’ai tiré par la manche pour le faire entrer dans le ciné), je me dois de dédier un paragraphe à ce petit bijou de conte.

Coraline

Donc, pourquoi faut-il absolument ne pas passer à côté de « Coraline« ?
Parce que:

☁ d’abord, ce n’est pas QUE pour les enfants (c’est pas comme pour les Petits Ecoliers),
☁ on a pas l’occasion de voir tous les jours un film en 3D,
☁ c’est drôle de jouer au guignol avec les immondes lunettes polarisées louées à l’entrée de la salle en patientant le début de la séance,
☁ le scénario est absolument terrible et captivant (c’est ni-plus ni-moins l’adaptation cinématographique du conte « Coraline » de Neil Geiman)
☁ ça fait peur même aux grandes personnes (bon ok, je suis un peu sensible)
☁ c’est dans la lignée de l’Etrange Noël de Mr Jack de Tim Burton (normal, c’est le même réalisateur)
☁ la réalisation est effectivement époustouflante (les personnages sont de petites marionnettes filmées en stop-motion),
☁ ça fait tout simplement un bien fou et que l’on passe un moment inoubliable dans ce petit monde fantaisiste et merveilleux…

Ici, le site officiel du film « Coraline »






Un m0nde toUt en CarAmeL…

Quand juin est synonyme de travail, remises en questions, cours, prise de tête et épreuves douteuses (mais voulues), de temps à autre, la pause s’impose. Histoire de constater qu’il y a une différence entre le jour et la nuit.

Si à Paris, j’ai tenu sans faillir mon rythme frénétiquement studieux et mes soirées de mémé (je ne me suis tout de même pas couchée avec les poules, faut pas exagérer!), je ne suis pas pour autant restée totalement asociale.

Répondant à une invitation de la pimpante Valérie des Yeux en Mirettes, c’est en moulinant vite de la jambe parce que j’étais très en retard, que je me suis présentée, sans me tromper, rue des petits Carreaux, pour petite soirée tout en intimité dans l’univers poétique de Jeanne.

Les bulles ont pétillé, les petits fours et les fraises tagada ont tourbillonné pendant que de joyeux éclats de voix se faisaient entendre.
C’est pile poil ce dont j’avais envie après une journée de travail: une ambiance chaleureuse et une vraie rencontre avec tout le personnel de cette petite entreprise familiale.

Aucun soucis à se faire, Jeanne et ses petites muses sont bien entourées.

A mi chemin entre réel et virtuel, ce concept qui flirte entre un site ludo-éducatif, et le fait de pouvoir concrètement jouer à la poupée comme toutes les petites filles avec les personnages de Jeanne et ses homonymes italiennes et anglaises, est à mon goût très intéressant et dans l’air du temps.

Si je pense sincèrement, du haut de mon grand âge, ne plus avoir les qualités requises pour intégrer le monde imaginaire des muses, en revanche, je ne ressens aucun rabaissement à aimer jouer à la poupée.

Giulia Fantasia

Guilia, la petite italienne qui fleure si bon le caramel, s’est installée définitivement à Nice, et subit en fait depuis quelques jours, les pires sévices.
Mes gros doigts boudinés et malhabiles ayant simplement voulu essayer de s’amuser à lui changer ses vêtements.
(J’ai quand même rudement perdu, depuis toutes ces années, en dextérité et en doigté.)
C’est alors que la pauvre poupée s’est tour à tour faite pincer, griffer, contorsionner, torturer…
Elle n’a même pas bronché, gardant toujours ce même joli sourire figé sur son mutin minois.

Je sais, je suis une mauvaise mère. Je prie juste pour qu’après ces horribles aveux , on ne m’en ôte pas le droit de garde. Parce que ce serait déchirant après ce goût, en ce moment, à retourner dans mes souvenirs et réflexes d’enfant…
(Comme quoi, trop de travail tue le travail et rend un peu niais…)

PS: Vous retrouverez ICI, une interview de la créatrice du petit mon de Jeanne Poésie!






La soirée qui se solde par une surprise inside…

On passera sur certains détails, comme celui dont je ne suis pas fière d’avouer que les cocktails ne sont pas fait pour moi.
(La foule en délire qui se jette sur petits fours et champagne, ça me procure la plus grande angoisse.
Je crois que j’ai été traumatisée par les quelques réceptions auxquelles on a pu assister dans le cadre du travail.
J’ai l’impression de revivre le cauchemar d’observer mes collègues se ruer sur les plateaux comme s’ils n’avaient pas bouffé depuis trois jours – je suppute qu’ ils ne bouffent pas les trois jours suivants, d’ailleurs-.)

Mais outre ces broutilles, j’avoue que c’est fort agréable de suivre de la gente bloguesque dans des soirées très parisiennes (le jour où ce genre d’inauguration existera à Nice… alors on pourra parler de décentralisation!).
Même si je n’ai pas eu tout à fait le sentiment de mériter ma place, ni même celui de récolter en prime, à la sortie, un joli sac rempli de cadeaux.

cadeaux Yves Rocher

Comme dans l’appart, à Paris, je suis déjà grandement équipée en matière de tout ce qui peut être cosmétique et qu’il en est plus que de même à Nice, je ne vois pas quand j’aurai le temps de tester tout ça.
Je vous propose donc de le faire à ma place.
Il suffit de déposer un petit commentaire ici bas jusqu’à demain (mercredi) minuit, si le cœur vous en dit.
Je procèderai ensuite à un tirage au sort JEUDI, qui désignera celle qui remportera ce lot* de produits de bain!

Bonne chance!

*(contient un gel douche, un savon et un pot de crème à base d’huile d’olive)






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