Me, Myself & I

Recherches…

Depuis le retour de notre périple montagnard en ce début de mois, nos soirées avec Mr Décroissant sont occupées à la recherche, parmi moults annonces qui fleurissent sur le net, d’un appartement ou même d’une maison que nous pourrions louer.
Nous envisagions voilà déjà quelques mois, de déballer nos affaires sur une surface un peu plus grande que celle que nous avons à présent.
L’épique et épisodique histoire du bar ayant fait irruption, je pensais que cela nous encouragerait à quitter les lieux au plus vite pour enfin trouver le calme ailleurs.

Il me semblait ne pas être la plus pressée par ce déménagement.
Pourtant, les choses n’ont de cesse de traîner.
De tous les appartements que nous avons visité, j’ aurais déjà défait mes valises depuis longtemps.
Sauf que je ne suis pas seule à décider.
Si je suis impulsive et enthousiaste, Mr Décroissant, raisonnable, décèle toujours  soucis ou inconvénients et me freine dans mon élan.

Il y a eu cet immense appartement dans un immeuble bourgeois, avec un dressing incroyable, une chambre immense. Sauf que le salon était trop petit. Et qu’il n’y avait pas de double vitrage.
Il y a eu l’appartement situé dans l’immeuble juste à côté de celui occupé par la boutique de mon glacier chéri.
Sauf qu’il fallait tout repeindre (je ne supporte plus la peinture jaune sur les murs. Ca me rend malade.), et que j’aurais du renouveler la totalité de ma garde robe (à cause du glacier.)(La vraie raison de notre renoncement, je ne sais plus laquelle c’était…)
Il y a eu des plans où l’on a rebroussé chemin. Parce ce que c’était trop loin du centre ville, de l’autoroute, de tout. Nous ne sommes pas encore prêts à envisager d’aller bosser en voiture et se taper des bouchons interminables le matin.
Nous resterons donc fidèles à l’imprévisible TER.
Alors il nous faudra donc habiter près d’une gare.

D’ailleurs, quitte à devoir prendre la voiture pour aller acheter ne serait-ce qu’une baguette de pain (à vrai dire, pour le pain, on le fait avec la machine, à la maison), autant aller habiter tout au bout d’un chemin de l’arrière pays.
Dans une maison en bois, avec des chevreuils et les biches qui attendront devant notre porte au petit matin et l’eau de la source qui arrivera directement dans la maison.
Avec un peu de chance, on y verra même Bambi.

Et puis, il y a eu récemment cette maison.
Un véritable crève-cœur.
Louée dans son jus, avec encore toutes les affaires du petit vieux à l’intérieur.
Des rafraîchissements à prévoir.
Mais un jardin étendu sur 6 terrasses. Des arbres fruitiers de partout.
Une terrasse immense au premier étage, sur laquelle donnait la « grande » chambre.
Je m’y voyais déjà y prendre mon petit déjeuner, en déshabillé, me faisant porter mes tartines de pain frais et mon thé par Jeanne-Astride, la gouvernante…
Je prévoyais déjà de faire mes confitures avec les fruits du jardin dans la cuisine d’été; je comptais profiter de l’étendue des terrasses pour faire de longues et paisibles siestes sous un arbre…

Sauf que le prix de la location ne nous arrangeait guère.
Et que pour repartir (en voiture), il a fallu faire des manipulations à grand coup de levier de vitesse pour amorcer chaque virage de la route sinueuse…

villa

C’était aux abords de l’Avenue Delphine, qu’elle se trouvait, cette maison…

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