Boulot, mais pas que., Envolées plus ou moins sauvages, Me, Myself & I, Semaine thématique

Où je n’ai pas entendu de merle chanter (Holidays- Part III)

télésièges du Prorel

C’est à l’issue de quelques jours enchanteurs loin des villes, du bruit, de la foule, que nous nous sommes séparés, avec Mr Décroissant, pour continuer notre périple estival chacun de notre côté.
L’un suivant ses joyeux trublions de copains aux environs de Perpignan, l’une prolongeant ses escapades montagnardes au pied du Parc National des Ecrins tout en essayant de sérieusement retravailler son instrument car concerts il y avait en prévision.

Le retour à la civilisation fut douloureux. Plus de grandes tablées à la bougie, plus de silence, plus d’odeur directe des sapins environnant…
A Saint-Chaffrey (ou plutôt Chantemerle), dans la vallée de Serre-Chevalier, je fus propulsée dans ce que j’appelle de la cage à lapinou, sans charme, et avec un bel immeuble en travaux en guise de décors devant ma fenêtre et quelques montagnes accessoirement dessinées en arrière plan.
Gasp. Je n’ai pu me retenir de tirer la tronche pendant quelques heures.

Mon amertume étant passée, j’ai bien vite rechaussé mes lourds et terreux godillots de marche, et suis partie seule, à travers forêts, alpages et rochers, arpenter et découvrir les alentours.
J’avoue ne pas avoir été toujours très fière, quand, la carte IGN pourtant en main et méticuleusement étudiée, je me suis à plusieurs reprises paumée dans les forets environnantes, dévastées par des pistes de VTT non balisées et non reproduites sur ma carte.

N’ayant pas de voiture (alors empruntée par Mr Décroissant) pendant mon séjour, mes randonnées n’avaient comme point de départ que le village dans lequel j’étais logée.
Pour prendre de la hauteur, il m’a fallu de longues heures. Mais comme l’on marche vite, lorsqu’on est seule!
J’ai gravi des 1200 et même 1500 mètres de dénivelés sans réellement m’en rendre compte. Happée par la beauté du paysage qui s’offrait à mes yeux.
Les montées ne m’ont jamais posé de soucis. Ce sont surtout les descentes que je redoute le plus. Elles me semblent toujours terriblement longues (aussi parce que c’est souvent là que je me suis perdue…) et usantes pour les articulations.

Le Grand Aréa

Le Grand Aréa, tout là haut, là haut je fus…


IMG_2780

Le massif des Ecrins, vu depuis le Grand Aréa.

Dix jours se sont ainsi déroulés, partagés entre randonnées pour fuir le bruit et la chaleur de la vallée et quelques heures appréciables de musique avec les copines.
Nos concerts, bien que préparés en très peu de temps se sont déroulés dans un bon esprit et le public fut plus que chaleureux.
J’avais oublié combien, dans les villages, les gens prennent un plaisir fou à se laisser divertir par quelques notes…

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