Depuis le temps que je voulais le relever, ce défi d’écrire un billet avec quelques petits verres dans le nez…
Additionné à pas mal de tension et de fatigue, l’effet sera t’il si détonnant?
Pour la deuxième fois de ma carrière, et malheureusement pas la dernière, je me suis retrouvée derrière une table, avec des feuilles sur lesquels étaient imprimés des numéros.
Numéros qui étaient attribués à des candidats dont l’identité nous était masquée mais que nous devions juger…
Je n’ai pas une grande expérience en la matière, mais je pense profondément haïr cette position de pouvoir. Devoir donner son opinion sur la prestation de quelqu’un, connaissant en plus l’enjeu et le stress que peuvent occasionner les concours, est un exercice très délicat.
D’une part, il faut rester objectif, d’autre part savoir trancher. Faire aussi abstraction que la personne peut éventuellement être une connaissance dans laquelle on porte quelque espoir, et oublier que soit même, on est loin de la perfection.
Bref, juger alors qu’on sait qu’il serait bon, avant tout, de passer un coup de balayette devant sa porte, c’est, il me semble ce qui est psychologiquement le plus difficile à concevoir.
Sans compter qu’il faut rester sans cesse attentif, et qu’il nous arrive de stresser tout autant qu’un candidat…
En cette période où je me retrouve successivement de chaque côté de cette fameuse table, j’ai beaucoup de mal à assumer le rôle de juge et surtout ne sait plus sur quel pied danser.
Peut être finalement j’ai un côté maso totalement assumé, mais je crois que je préfère encore tenir le rôle du candidat, quitte à trembler ridiculement de la guibole…
Bien. En fait, j’ai l’alcool plutôt pesant et trop pensant ce soir.
Je vous promets, la prochaine fois, je me mets vraiment minable (une sensation que je n’ai jamais vraiment vécue, j’ai un 7ème sens qui me stoppe toujours à temps…), et je reviens écrire de vraies idioties et non pas une grande remise en question qui ne mène finalement pas loin…








bon.
mais on le fera ensemble, hein!
(je deviens une pro en avalage de Cosmo, moi!)
# Camille, j’ai cru comprendre, oui, que tu avais travaillé la descente… Au moins le cosmo , ça tient chaud!
Tu sais que, pour avoir écrit la moitié de mes disserts bourrée quand j’étais en Angleterre, je ne m’étonne pas que tous les grands écrivains aient été opiomanes ou accros à l’absinthe: ça rend génial! (ça rend aussi un peu dépressif en contrepartie, mais oh, faut savoir ce qu’on veut :)
on se met minable en groupe ?
en fait non je suis trop lourde dans ses moments là
Je crois avoir compris l’ idée d’ ensemble . Comme tu le soulignes, il est bon dêtre son propre juge avant de juger les autres .
Quelques petits verres, ça détend . Et tant qu’ on ne conduit pas …
J’ adore le Chardonnay mais ne veux plus entendre parler de Chablis . J’ ai été malade il n’ y pas longtemps …
Je comprends ton sentiment… Mais je me demande toujours si ça n’est pas parce qu’en position de juge, je n’ai pas de pouvoir sur le résultat. Mon côté control freak, quoi.
Y avait déjà « Nouvelles sous extasy », voici donc « Nouvelles sous alcool ». C’est bien écrit, j’aimerais pouvoir le faire un jour sous alcool.
Le faire aussi bien, je voulais dire.