Le démarrage de la nouvelle production, sur laquelle nous travaillons depuis une semaine au boulot, s’est avéré mouvementé.
Surtout en ce qui me concerne.
Mes nuits sont d’ailleurs relatives à mes journées. Je ne compte que trop peu d’heures de sommeil ces derniers temps…
Je me réveille, le corps engourdi d’être resté pétrifié dans le lit. Ma peau est moite. Je suis même en nage.
Mes rêves, une fois de plus, virent en cauchemars prémonitoires.
Bêtise? Naïveté? Inconscience?
Visiblement, je parle trop.
Le problème étant que lorsque qu’on me pose une question, j’y réponds. Souvent avec introduction, développement, opinions personnelles et conclusion (personnelle elle aussi…).
Je ne sais pas résumer, je ne sais pas enjoliver, je ne sais pas mentir.
Je suis plutôt directe, franche et ne suis pas une grande spécialiste es diplomatie…
En revanche, je ne pense pas être quelqu’un qui aime créer des histoires ou pire semer la zizanie. Je déteste être mêlée à de embrouilles.
Au boulot, j’essaye même plutôt de rester discrète. Limite asociale par certains moments.
Sauf qu’un fois le bouton « on » actionné, je n’ai pas ma langue dans ma poche.
Cette fois, j’ai l’impression d’être allée un peu trop loin. Je crains les représailles au point de me réveiller en transe, au plein au milieu de la nuit.
Je me repasse sans cesse en tête les mots que j’ai pu prononcer et mesure leur impact.
Je m’en veux.
Peut être je gonfle un peu trop les faits; je n’ai à première vue pas le sentiment d’être allée trop loin dans mes mots. Mais je sais aussi à quel point certaines paroles peuvent être détournées à force de passer de bouches en bouches.
Détournées, et se retourner également contre la personne qui a été la première à les émettre.
A grand coup d’Euphytose, je vais essayer de calmer un peu l’agitation de mes nuits et je m’en vais réfléchir sur la question de la petite pendule magique qui pourrait m’aider à remonter le temps…
(Le silence est d’or et les galets sont en feutrine…)








oh.
ben merde.
ben zut.
ben courage, alors.
(et à demaiiiiiiiiiiiiiiin, moi, je te promets que si tu parles sans arrêt, ça me convient!)
# Camille, je te promets que j’essayerai de ne pas te saouler, quand même. Je suis un vrai moulin à paroles des fois.
Pis faut que je garde de la salive pour le week end prochain! ;-)
Des fois on se fait tout un drame de petites choses… Je suis comme ça et des fois je me monte la tête sur des choses qui ne sont pas si pires aux yeux des gens… Peut-être que tu fais comme moi ?
Ben tu sais quoi, là de suite je vais répondre à ce mail qui me saoule et puis après je ferai comme toi je me mordrais les doigts d’avoir trop parler! Non parce que là pour le moment je me tords l’estomac de pas avoir le courage de dire « m*** » alors quitte à mal dormir…
Ca m’arrive souvent de regretter mes mots ou ma façon de parler car je suis comme toi, franche! Mais au final une fois la tempête passée, je crois que je préfère avoir dit ce que j’avais à dire. J’apprends juste à y mettre un tout petit peu les formes avec le temps ;-)
Bises et courage pour les deux jours chargés qui arrivent pour toi.
peut etre que tu t’angoisse en effet un peu trop. Si tu n’es pas du genre à semer la zizanie, ce que tu as dit devait etre vrai, donc pas de soucis à te faire. En général les gens sont tout de même consient de leur défaut.
Peut être que tu te montes le champignon pour rien en fait…
Et j’adore les galets en feutrine
Ouh la, mais j ai pas ressenti que t’etais toute pas bien comme ca moi…
J ai un peu honte là…
Oh comme je te comprends ! Je fonctionne de la même manière, je crois. Et le problème c’est qu’une fois la parole enclenchée, j’explique, argumente et justifie.
Et parfois, un « tilt » raisonne dans ma tête, me disant de me taire, que je m’enfonce ou vais trop loin…
Si ce que tu as dit concerne quelqu’un, et que cette personne peut mal le prendre ou être influencée et que cela peut avoir une conséquence à long terme, va la voir. Mets les cartes sur table, genre « je sais qu’on va te rapporter des propos que j’ai tenus, si ce n’est pas déjà fait, autant que je te dise clairement ce que j’ai dit ». Au moins l’affrontement est direct et la personne ne sera gré d’avoir pris le taureau par les cornes avant que ça n’enfle.
Je suis exactement comme toi, genre limite asociale au boulot, surtout avec mes hiérarchiques donc je comprends bien ce que tu peux ressentir.
Enfin j’apprends à me dire « Dans la vie faut pas s’en faire … », tu sais comme la chanson. Parfois on se monte la tête pour pas grand chose ;-)
Moi je serais plutôt ton contraire, lorsque j’ai quelque chose à dire, je le dis tout de suite, mais pas seulement au bureau, dans le privé aussi. Chez moi, faut que ça sorte toute de suite.
Oh mince c’est pas glop ça…
Bon courage et plein de bonnes choses alors, pas trop de blablas s’il ne faut pas…
Bonne journée.
# Une fille @ la toile, je crois qu’on a effectivement quelques points en communs!
J’ ai tendance de me faire une montagne des petites choses…
# Fleur2palmier, en fait, ce qui me donne le plus de remords, ce n’est pas tant d’avoir un peu trop parlé avec certaines personnes; c’est de savoir qu’il y a toujours les mauvaises paires d’oreilles qui traînent pour écouter la conversation et se faire un malin plaisir d’aller retraduire mes dires…
Oui, c’est aussi infantile que dans une cour de récré…
# Pimousse, en fait, j’ai essayer de défende la position d’une personne que je ne crois pas… Compliqué, en fait… Et dans mes arguments, j’en ai un peu trop dit!
# Lili, oui, et en champignon hallucinogène! je ne vois que ça!
# Caroline, tu crois pas qu’avec tout le stress que tu as eu en venant nous aider en cours de route, comme ça, j’allais t’embêter avec mes soucis de pupitre! ET je pars du principe que lorsqu’on est sur sa chaise, il fait laisser au maximum ses soucis dans un petit coin de sa tête. Les collègues n’ont pas à supporter nos problèmes!
# Chouyo, je crois que je vais être contrainte un de ces jours de suivre tes conseils; prendre les devants avant que je me retrouve dans une situation peu confortable.
Je suis pas super forte pour tempérer les conflits, mais c’est le moment de me tester, non?
# MissBrownie, c’est bien quand même de garder un peu ses distances au travail. C’est même parfois ce qui sauve!
# Angie, je n’ai pas l’art de la réparti. J’ai entendu des trucs tellement aberrants ces derniers temps, qu’en fait, ça me laisse muette et sans récation. Par conre, à l’intérieur, je bouts. Et quand les mots doivent quand même sortir, je n’arrive pas à gérer mon débit de parole!
# Choupichat, je vais me mettre un bout de scotch sur la bouche! Au moins, c’est radical!