Si je devais énumérer quelques uns de mes défauts, ou du moins quelques aspects peu civilisés de ma petite personne, je crois que le bougonnement tiendrait la première place.
Même si je suis d'un naturel plutôt souriant, j'aime particulièrement râler à longueur de journée. Râler pour ne rien dire, râler pour faire "genre", râler pour le plaisir de râler. Une spécificité bien française paraît-il, que j'ai parfaitement intégrée à mon quotidien.
Si seulement, au lieu de perdre beaucoup d'énergie à maugréer – la plupart du temps inutilement et de manière monotone- , je pouvais réagir spontanément lorsque quelque chose me déplaît.
Exprimer son mécontentement peu s'avérer parfois profitable.
J'avoue que ce soir là, sur l'instant, il n'aurait pas été judicieux ni très respectueux de manifester mon mécontentement. M'exprimer ici après coup évitera peut être à d'autres infortunés consommateurs de s'aventurer dans des endroits qui n'en méritent pas forcément le détour.
Sur quels fondements obscurs peut donc se reposer la réputation d'un établissement? Comment un lieu à mes yeux si peu attrayant, arrive-t' il à attirer autant de clientèle?
Si le contexte et le but de cette soirée n'avait pas été aussi important que de prolonger encore quelques instants la fin d'un épisode bloguable et bloguesque, j'aurais effectivement fait un petit scandale.
Que je m'explique: pour résumer clairement l'affaire, voilà bien longtemps que je n'avais pas si mal dîné.
Déjà, je reste compréhensive en ne faisant pas cas du brouhaha épouvantable qui nous obligeait à hurler pour que chacune d'entre nous puisse percevoir un mot sur trois de la conversation.
Par contre, que dire d'une carte à mon goût aussi peu attrayante à sa lecture que par les plats proposés?
Comment ne pas exprimer ma consternation quand, pourtant prise d'une grande fringale, j'ai réussi à avaler par je ne sais quel miracle des cèpes insipides et du thon mal cuit, gisant pauvrement dans l'assiette?
Je ne tarirai pas non plus d'éloges sur le vin, carrément imbuvable. Peut être suis-je difficile, mais un verre de vinaigre aurait presque été d'un meilleur effet.
Cerise sur le gâteau, (non, je n'ai pas tenté de commander un dessert…) on prend le client pour un maladroit imbécile, car les verres à eau ne sont que vulgairement en plastique, usés par les utilisations, de surcroît.
La seule chose positive repose tout de même sur un service rapide et pas désagréable.
Vous ne serez pas surprises donc, si j'affirme que l'addition salée (merci le thon et les cèpes inconsistants) m'est restée en travers la gorge, si bien qu'il en a fallu de peu pour que ma désapprobation se fasse entendre. Je me suis ravisée en songeant à mes deux copines qui n'avaient pas à souffrir de ma mauvaise humeur, alors que leur seule présence avait réussi à sauver la soirée.
Constat amer cependant: les gens aiment donc bouffer de la merde.
Sous prétexte que l'endroit est "in", compte au mois deux services dans la même soirée, que les clients n'hésitent pas à former une file d'attente en attendant qu'une table se libère…, cela serait-il donc la recette d'un vague succès?
Mais par toutes les divinités, il existe pourtant tellement de petits restos sympas qui proposent des plats cuisinés amoureusement avec les produits frais du jour, pour bien moins cher que ce genre d'affreux endroit réputé sur aucun mérite.
Ces quelques mots ne suffiront certes pas à changer la "réputation" de ce resto, mais avant de me fatiguer inutilement à crier au boycotte, je voudrais juste bercer mon esprit de cette douce illusion: que l'on réfléchisse tous un peu plus avant de consommer… *
A présent, est venu le temps de vous présenter le lieu à éviter, à moins que vous ayiez envie de manger des plats inqualifiables, de boire de l'eau dans des verres en plastique ou encore de devenir aphone. Dans ces trois derniers cas, vous pourrez vous rendre à:
La Voglia (en italien "L'Envie". j'insiste sur la traduction…)
2, rue Saint-François de Paule
06300 Nice
(Dans le même ordre d'idée, je déconseille fortement les nombreux restaurants qui longent le célèbre Cours Saleya. Trop de tourisme appelle souvent au mauvais goût et à certains abus…)
*Je tiens juste à préciser qu'après quelques recherches sur des avis de consommateurs, parmi un tas de compliments inquiétants, j'ai pu souligner certaines critiques portées essentiellement sur l'inégalité de la qualité de ce restaurant.
Serions-nous donc tombées dans un mauvais jour? Comment savoir? Le mieux était encore de tester, pour se rendre compte quand même de quelques évidences…










Ajoutez votre commentaire ci-dessous, ou faites un Rétrolien depuis votre propre site.
Souscrire à ces commentaires.
Soyez sympas. Gardez la page propre. Restez sur le sujet. Pas de spam.
Vous pouvez utiliser ces balises si vous aimez vous compliquer la vie: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>