Que peuvent bien faire deux bloggueuses à Paris, un dimanche midi, à traîner leurs savates dans le marais?
Evidemment du shopping, vu que de nombreuses boutiques sont ouvertes. Mais surtout, c’est l’occasion de faire découvrir à l’une, et de toute façon satisfaire l’appétit d’ogre de l’autre, en allant déjeuner (oui, parce que le brunch à midi, ça ne s’appelle justement plus un brunch) dans la célèbre institution du mammifère rongeur hibernant, issu de la famille des gliridés.
J’ai ainsi nommé, le Loir dans la Théière.
S’il y avait un plat particulier que je devrais mentionner sur la carte de ce délicieux endroit, je m’en tiendrais à l’ensemble des tartes et gâteaux, devant lesquels je ne cesse de baver à les observer sur leur comptoir. Je ne peux inévitablement pas aller au Loir sans prendre un dessert.
Lors de ma dernière embuscade, accompagnée donc d’une charmante Fleur de palmier, j’ai testé et me suis délectée de leur tarte aux pêches de vigne et romarin.
Vous n’êtes pas sans savoir que j’adore les tartes et que j’élève ce dessert sublime en haut du podium.
Ce week end faisant, voyant mon panier de fruits rempli de belles pêches, j’ai alors voulu me lancer dans une confection totalement hasardeuse de tarte aux pêches.
Brandissant 6 beaux fruits à bout de bras, je me suis tout d’abord penchée sur un sujet plus poilu et poilant que de me demander si du four où de la poêle j’aurais besoin pour faire cuire mes pêches.
Pourquoi dit-on « avoir une peau de pêche »? Alors qu’au simple contact tactil avec le fruit, on sent bien que ça n’a rien à voir avec l’enveloppe cellulaire humaine. Ni par l’aspect, ni par la couleur (ou alors vous ressortez de 3 heures de séance d’UV).
Qu’on me dise que j’ai une peau de pêche et je crois que je prends direct un abonnement, non chez l’esthéticienne, mais direct chez le tondeur canin.
Vous avez vu l’épaisseur de poils qu’il y a sur une peau de pêche? C’est vachement velu et rugueux comme fruit!
La réflexion étant faite, reconcentrons nous plutôt sur la question délicatement plus culinaire.
Donc, des 6 fruits poilus, j’ai pelé la peau (radical comme épilation au moins), puis je les ai coupé en deux, dénoyauté, puis placé dans un plat à four, les ai recouvert de 2 grosses CàS de miel de lavande et j’ai enfourné tout ça un temps certain jusqu’à ce que les pêches soit cuites. (ne me demandez aucun renseignement de T° et minutage de cuisson, je cuisine très souvent grâce à mon aléatoire pifomètre)
Pendant ce temps, j’ai étalé ma pâte brisée et l’ai préparée afin de la faire précuire une fois que les pêches ont été sorties du four.
J’ai laissé les pêches refoidir sur une assiette et me suis attelée à la confection d’une petite quantité de crème pâtissière (avec 250ml de lait), dans laquelle j’ai remplacé le sucre par 1 CàS de miel de lavande et le jus des pêches après leur cuisson.
Après quoi, une fois la pâte précuite, j’ai procédé à la dernière étape, à savoir, tartiner le fond de ma tarte de crème pâtissière et y déposer les demi-pêches rôties au miel.
Un petit tour supplémentaire au four pendant quelques minutes encore, et le tour était joué.
Il a juste fallu que je sois très patiente pour attendre que la tarte refroidisse avant de la déguster (hem… plutôt la dévorer!)
Un résultat qui n’a finalement rien à voir avec ce que j’ai pu goûter au Loir, mais ce fut un véritable régal!
Comme quoi, il ne faut pas hésiter parfois, à laisser de la place à l’aléatoire et mettre la main à la pâte selon l’humeur et l’envie du moment!
Miam!














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