Comme un vieux pou… (je ne sais pas comment on dit ça en japonais.)

Forcément, quand on a une machine à coudre et qu’on parcoure un peu trop les blogs, on finit par avoir ce genre de bouquin* entre les mains…

livre couture japonaise- Kawaii otona fuku

Ne croyez pas que je sais lire le japonais. Ceci dit, à force de feuilleter les diverses pages de patrons de ce livre (parmi tant d’autres…), j’ai fini par repérer quelques « mots » simples dont j’avais trouvé au préalable une fameuse aide en matière de traduction par ici

Bref, voici des mois que le tissu était acheté, le patron relevé, tracé et découpé. Le projet gisait au plus profond de mon panier à couture. L’ayant presque oublié après tous les menus travaux que je m’étais donné le devoir d’accomplir pour les cadeaux de Noël ou de naissance…
Et puis dimanche, j’ai décidé qu’il fallait en finir une bonne fois pour toute avec cette fichue robe.

Et donc, mesdames, mesdemoiselles, (les messieurs, ils s’en foutent), je suis toute fière de vous présenter ma toute première réalisation destinée à ma humble personne.
Oui, bien sûr, les photos du bouquin sont incomparablement plus jolies que les miennes. Mais allez prendre des clichés correct le soir, sans lumière naturelle, quand votre salon n’est plus qu’un vaste atelier réservé exclusivement à mes élucubrations manuelles (15 m2 de bordel, pour tout résumer.)

(Robe homemade en velours bleu canard et liberty…)

* Pour celles que ça intéresse, et qui n’ont pas la chance d’habiter à Paris, vous trouverez une quantité de références de livre de couture japonaise dans cette librairie en ligne.

++++++++++++++++++++++++

PS: Je revends également ce livre de couture (Happy Home Made vol.1) qui est tout neuf (je n’ai pas touché aux patrons), au prix de 17€, frais de port inclus.










Le hasard fait bien les choses, dit-on.

Nous nous sommes rencontrées en 2001, ou 2002, je ne sais plus.
2001, il me semble.
Enfin, peu importe. C’était il y a quelques années, en été.
Nous étions de celles et ceux qui avaient gagné le droit de participer à une sorte « d’école- orchestre » sous la direction d’un maître renommé.
Pendant la « mise en résidence » de l’orchestre, nous avons partagé la même chambre.

J’ai gardé d’elle des souvenirs plutôt flous. Je me rappelle qu’elle était facile à vivre, qu’elle avait un caractère plutôt enjoué, que le contact entre nous fut bon.
Rien de plus. Nous ne trainions pas nos fonds de robes sur les bancs les sièges de bar avec les mêmes copains.

Il y a quelques mois, elle s’est présentée à un concours de recrutement dans notre orchestre. A l’issue de quoi, elle est venue effectuer plusieurs semaines d’intérim.
D’une lointaine connaissance, elle est devenue en peu de temps une très bonne copine. Celle avec qui j’ai pu, entre autre, papoter sans cesse, confier mes soucis de fille, tout en lui enseignant maladroitement mes quelques rudiments en matière de couture.

Hier, un nouveau concours a eu lieu.
Cette fois encore, j’ai occupé la place que je redoute tant, derrière cette table effrayante, comptant parmi les membres du jury.
Sueurs froides, yeux baissés.
Je lui faisais confiance. Oh, ça oui!
Mais quand même, j’ai tremblé. Pour elle. Et peut être pour moi aussi, un peu. Parce que, je souhaitais très fort qu’elle rentre.

Hier soir, nous l’avons accueillie à la maison. Ce matin, la première chose qu’elle m’a dite, c’est: « je suis rentrée ».
Elle avait enfin commencé à réaliser, après une nuit qu’ elle m’a avouée mouvementée…

Connaissance, copine, à présent collègue.
Nous voici donc côte à côte pour quelques longues années.
Nos langues de concierges vont pouvoir continuer à bien fonctionner!
Et mon petit doigt me dit que je ne suis pas arrivée à mes fins en matière d’addiction à la couture…
Elle descend s’installer d’ici peu, avec sa machine à coudre!

Friends










18h28.

Dans le train, occupée à lire un livre.
Un homme passe devant t’ elle, s’arrête, et se penche pour lui adresser la parole.
-  » Je peux avoir votre numéro de téléphone? »
Regard stupéfait de la demoiselle, qui, vu la situation, a daigné lever le nez de son livre.
-  » Haem. Vous avez un petit copain? »
-  » Mais c’est quoi toutes ces questions? »
L’homme continue son chemin, à travers les rames de train.
Il est laid. Sa démarche est empâtée. Les cheveux longs, grisâtres et ternes. Il est vêtu d’un caleçon de cycliste et d’une veste de survêtement de couleur vive. Sur son dos, un sac à dos attaché très haut.

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Elle, un autre jour, lisant toujours le même livre qui lui sert de passe temps dans les transports en commun.
Un homme s’arrête à son niveau.
-  » Vous êtes d’ici? Je peux avoir votre numéro? »
Cette fois, elle ne relève même pas la tête.
Même démarche, même tenue, mêmes cheveux sales.

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Le soir, je prends le ter de 18h28 pour partir au travail.
A chaque fois, je rencontre le même hurluberlu, qui déambule dans tout le train, à la recherche impossible de celle qui comblera son humble requête…

Nice, Gare des chemins de fer de Provence

Crédit photo: Totallygone










L’arlésienne

A toutes celles qui m’envoient des petits messages, inquiètes de me voir si longtemps absente, je vous dois alors toutes mes excuses pour être restée si longtemps silencieuse.

Pour tout dire, écrire, en ce moment, n’est pas un « exercice » dans lequel je me sens à l’aise. J’aurais même tendance à trouver la difficulté insurmontable.
Il y aurait certes bien des petits instants et des faits qui remplissent ma journée, à retranscrire par ici.
Les sujets ne manquent pas, les petites créations à photographier non plus.
Seulement voilà, dès que je m’assois devant mon écran d’ordinateur qui ne fait que me rappeler le rectangle vide des articles à rédiger, rien ne me vient spontanément.
Les mots deviennent difficiles à taper. Les phrases me paraissent lourdes. Lorsque je me relis, je ne ressens rien de joyeux à travers mes lignes, et je préfère m’abstenir de poster de fades billets.

Un passage à vide? Certes, je crois que c’est ce qui défini au plus proche mon état global en ce moment.
Mes journées sont rythmées par le travail. Lorsque j’ai du temps libre, je ne m’accorde plus ces longues heures passivement passées devant l’ordinateur. Je préfère être occupée à quelques menus travaux d’aiguille, les mains plongées dans les pelotes de laine, ou lissant un joli tissu…
L’esprit détenant toujours une nouvelle idée à concrétiser.

L'arlésienne

Je laisse les journées filer, donc, et vis au gré de mes envies. Aujourd’hui, je me sentais d’humeur à écrire, relancer un minimum d’activité sur ce blog.
Demain, peut être je reviendrai. Ou il faudra attendre encore quelques semaines. Je ne sais pas.
On verra?










Voeux Vintage…

Le lourd rideau rouge s’est enfin et définitivement refermé depuis à peine plus d’une heure…

A l’issue de trois semaines de travail intensif, de repas bien arrosés, de sucreries ingurgitées, de fatigue et trac à surmonter, de copains à héberger et chouchouter, de polichinelle agité à supporter, …, je peux enfin me réjouir d’être en vacances pour quelques jours.
Une pause qui va me paraître certainement très courte, mais que je n’aurai pas volée!

En espérant que dans ces prochaines semaines ce blog reprenne une activité plus conséquente, je vous souhaite à toutes une excellente année 2010!

Best Whishes










Déjà?

J’aurais aimé que le froid persiste, que les quelques flocons de neige tombés vendredi dernier blanchissent encore pendant quelques temps les toits niçois…
Il fait à nouveau très doux dehors. On a pas franchement l’impression que Noël est là.
Pourtant, quelques décorations sont suspendues dans l’appartement. Le menu du réveillon est bouclé. Les cadeaux finalisés.
Il ne reste plus qu’à faire un brin de ménage, partir bosser quelques heures, revenir à la maison, cuisiner, et attendre frénétiquement l’arrivée du vieux barbu et de tous ses petits paquets…

Winter postcard

Comme tous les ans, donc, en cette faste période, je vous souhaite à toutes un JOYEUX et BEAU NOËL!










Déguisement…

Mercredi matin, j’ai quitté tôt mon appartement. Je suis partie, le ventre vide, les cheveux flottant dans l’air froid, consciente de disperser autour dans mon sillon, de vagues effluves de bétadine
Je partais faire le défilé de carnaval un peu plus tôt que prévu.

En effet, très vite, le ventre toujours aussi vide (en fait, j’ai horreur de sortir de chez moi le matin, quand je suis à jeun), je me suis retrouvée avec une blouse bleue fermée en portefeuille dans le dos, qui me collait au fesses à cause de l’électricité statique. Sur ma tête, une charlotte verte qui devait me donner l’air d’un gros cupcake garni d’un glaçage à la pistache..
Au pieds, des chaussons blanc informes et pointus.
Presque, au m’aurait confondue cette fois, avec un lutin du père-noël.

J’aurais eu le coeur plus à rire, peut être j’aurais demandé une photo de moi en pieds, histoire de pouvoir mirer l’effet singulier de la tenue.
De ce carnaval triste, je me serais bien passé…

cupcake vert...










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